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Pertes atomiques d’Areva : pour les écolos de Normandie, l’urgent, c’est l’éolien !

Un élu Europe Écologie/Les Verts de Haute-Normandie réagit à l’annonce de la perte de cinq millions d’euros du leader du nucléaire, Areva. « L’urgence, c’est l’éolien », défend-il.

en Basse-Normandie, le chantier d'installation du réacteur de troisième génération EPR, a encore été retardé (©Photo : flamanville.fr).
En Basse-Normandie, le chantier d'installation du réacteur de troisième génération EPR, a encore été retardé.

Areva, le spécialiste du nucléaire, a annoncé, mercredi 4 mars 2015, à l’occasion de la présentation de ses résultats annuels, des pertes records d’environ cinq milliards d’euros. Les raisons de ce gouffre financier ? Un marché nucléaire à la peine depuis le drame de Fukushima, au Japon, et des retards à répétition sur les chantiers des réacteurs de troisième génération EPR. Cette annonce intervient alors qu’en Haute-Normandie, Areva est très attendu pour le développement de cette toute nouvelle filière industrielle qu’est l’éolien offshore. Claude Taleb, vice-président Europe Écologie-Les Verts de la Région Haute-Normandie, réagit.

« Échecs de l’EPR en Normandie »

Le militant écolo cible les élus de Normandie, de tous bords, qui ont, en leur temps, fait l’apologie du nucléaire et plus particulièrement de l’EPR dont l’arrivée était annoncée sur le site de Penly, près de Dieppe (Seine-Maritime). Un projet d’implantation qu’Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, avait finalement balayé, en février 2013, provoquant la colère des élus locaux : plusieurs millions d’euros avaient déjà été consacrés à l’arrivée de ce nouvel équipement. Le PCF de Seine-Maritime avait alors voté une motion pour défendre son emplacement à Penly.
Plus loin, à Flamanville, dans la Manche, la construction d’un réacteur de troisième génération était, elle, bien programmée…Mais, en novembre 2014, un nouveau retard dans le lancement du chantier était annoncé. Les élus Europe Écologie-Les Verts de Haute-Normandie, en accord avec leurs homologues de Basse-Normandie, décriaient ce nouveau retard.

Il prouve, s’il en était encore besoin, que l’EPR est un fiasco tant industriel que commercial, dont il faut urgemment arrêter les frais », répétaient ces derniers.

Les écologistes défendent l’union pour la transition énergétique

Bruno Lemaire (député UMP de la 1e circonscription de l’Eure), Hervé Morin (président du Nouveau centre et député de la 3e circonscription de l’Eure), Sébastien Jumel (maire PCF de Dieppe), Sandrine Hurel (députée PS de la 6e circonscription de Seine-Maritime)… Il est temps de tourner maintenant la page de l’EPR, se plaît à souligner, dans ce contexte, Claude Taleb. Pensent-ils encore que l’EPR est « plus sûr » ? Qu’il fournit une « électricité bon marché » ? Qu’il est une chance pour l’économie et pour l’industrie de la Haute-Normandie ? »

Le vice-président d’Europe Écologie-Les Verts de Haute-Normandie défend, aujourd’hui, l’union au bénéfice du développement de l’éolien et du rapprochement annoncé d’Areva avec EDF, qui « doit devenir un véritable service public de la transition énergétique ».

L’urgence pour les habitants de Haute-Normandie, c’est la construction des parcs éoliens de Fécamp et du Tréport, c’est la construction des usines promises par Areva au Havre, c’est la sortie de terre du centre de recherche de cette même entreprise dans la Métropole de Rouen, c’est la formation des milliers de salariés dans toute la chaîne de valeur concernée, artisans, TPE , PME… Cette urgence mérite une « autre » union à laquelle, cette fois,  les écologistes sont prêts à souscrire. »