Aller au contenu

HNNE réfute sèchement l’argument environnemental du Contournement-est

(fil-fax 24/02/15) France Nature Environnement et Haute-Normandie Nature Environnement (HNNE) se refusent « à considérer comme légitime » le projet de contournement est de Rouen, dont la réalisation aurait « un coût économique et un coût environnemental injustifiables », écrit la fédération d’associations de … Lire la suite

(fil-fax 24/02/15)

France Nature Environnement et Haute-Normandie Nature Environnement (HNNE) se refusent « à considérer comme légitime » le projet de contournement est de Rouen, dont la réalisation aurait « un coût économique et un coût environnemental injustifiables », écrit la fédération d’associations de défense de l’environnement dans un long argumentaire qu’elle vient de publier sur ce projet « conçu avant 1972 ».

Agacée par l’usage de ses positions sur l’impact de la pollution notamment lors d’un récent conseil de la Métropole Rouen Normandie, HNNE réplique en dénonçant un retournement de la preuve. « Les arguments traditionnellement invoqués ayant perdu de leur force à l’égard de l’opinion publique, les élus de la Métropole font appel à l’écologie pour faire accepter un projet fondamentalement anti-écologique », s’insurge HNNE. Et si les élus de la Métropole partisans du projet évoquent les dangers qu’elle dénonce « depuis longtemps » comme les pics de pollution, les émissions de particules fines, il n’en demeure pas moins que « le problème sanitaire des centres urbains ne peut être résolu par ce contournement Est », affirme HNNE.

L’accord donné par Ségolène Royal, Ministre de l’écologie, pour la poursuite des études préalables, ne fait que renforcer la position des écologistes qui parlent de « justifications inacceptables ». HNNE comme les élus d’Europe Ecologie Les Verts, estiment que la ministre reste « vague sur le financement et la répartition entre les différents acteurs ». La ministre de l’Ecologie avance un coût de 820 M€ alors que les opposants l’évaluent à plus d’un milliard d’euros. Ils parlent d’une « aberration » toujours dénoncée alors qu’il faudrait « donner la priorité aux transports du quotidien et amplifier les politiques de transport en commun ».

Parmi les solutions préconisées par HNNE, on trouve « les mesures pertinentes » qui ont été prises lors de la fermeture du pont Mathilde à Rouen, en faisant « sauter certains verrous » autour de l’agglomération de Rouen comme le péage d’autoroutes.

Haute Normandie Nature Environnement discerne même un « mouvement d’opinion favorable » à ses propositions. « Une expression commune se développe avec les maires, les communautés, les conseillers régionaux, les députés ou sénateurs, gagnés à nos propositions », insiste la fédération qui peut se féliciter outre les réticences des communes des plateaux Est de Rouen, du renfort d’élus communistes – notamment les maires de Saint-Etienne du Rouvray et de Oissel sur la rive gauche de l’agglomération.