Le mercredi 25 février 2015, vers 14h, une boulangerie du Havre (Seine-Maritime), située avenue Rouget de Lisle, alerte la police d’un « vol à main armée » dans son commerce. Le gérant serait parti à la poursuite de l’agresseur, dans la rue. Mais lorsque la police interpelle le voleur présumé, âgé de 25 ans, celui-ci prétend qu’il est innocent. Le boulanger l’aurait violenté… avec des ciseaux.
« Ce n’était pas des ciseaux, mais un tournevis ! »
Lorsque la police interpelle l’”agresseur”…agressé, celui-ci présente plusieurs blessures à l’épaule, à la cuisse, et à la main. Conduit à l’hôpital Jacques Monod, il sera placé en garde à vue quelques heures plus tard :
Je suis venu demander des explications par rapport au commerce, car nous avons travaillé ensemble, le gérant et moi. Lorsqu’il est sorti de son arrière-boutique, il était très agressif et a planté sa paire de ciseaux dans ma main ! Vous voyez bien, je suis blessé », expliquera-t-il.
Après cette première altercation, une bagarre aurait éclaté entre les deux hommes. Le gérant, âgé de 35 ans, serait alors parti à la poursuite de son “client,” en direction du tunnel Jenner. Également placé en garde à vue, le mercredi 25 février 2015, le boulanger se serait justifié, lui, en accusant son ancien employé : « C’est lui qui avait la paire de ciseaux ! Je n’ai fait que me défendre ! ». Et si l’homme aurait reconnu avoir violenté le jeune homme, celui-ci précise que « ce n’était pas avec des ciseaux, mais avec un tournevis ».
Le boulanger devant la justice
Le boulanger a été remis en liberté après sa garde à vue, le jeudi 26 février 2015, et sera convoqué devant la justice en août 2015, pour violences avec arme. La femme du boulanger, qui avait prétendu qu’un vol à main armée venait de se produite, justifiera son mensonge : elle aurait « paniqué », « en voyant la caisse vide, au sol »…