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L’arrivée de l’épidémie de grippe en France a été confirmée au niveau national, à la mi-janvier 2015. Le pic de l’épidémie devait être atteint mi-février, selon les informations de la CIRE (Cellule interrégionale d’épidémiologie). Jeudi 19 février 2015, le Samu-Urgences de France et l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf) a annoncé une « situation sanitaire critique » dans les hôpitaux, surchargés en raison de l’épidémie de grippe. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a ainsi déclenché un plan d’urgence à l’échelle nationale.
Deux millions de personnes touchées
Le jeudi 19 février 2015, le plan Orsan d’organisation de l’offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles a été déclenché par la ministre de la Santé : ce déclenchement doit permettre de répondre à l’ampleur de l’épidémie de grippe saisonnière, qui a déjà touché plus de deux millions de personnes.
En terme de saturation dans les hôpitaux, la situation serait comparable à celle vécue lors de la canicule de 2003 a annoncé le président du Samu-Urgences, France François Braun, à l’AFP. Le vendredi 20 février 2015, Marisol Touraine est attendue en Seine-Maritime, à Rouen et à Lillebonne, où elle inaugurera un nouveau service de l’hôpital, notamment.
Un taux de mortalité élevé ?
Si l’efficacité du vaccin de 2015 est critiqué, le chef de service de virologie au CHU de Caen (Calvados), Astrid Vabret, contactée par Normandie-actu, estime qu’il est encore impossible, début février 2015, de prédire si le taux de mortalité pourrait être plus élevé que les années passées :
La grippe est l’une des maladies les plus surveillées au monde. Quand tout se passe bien, le taux d’efficacité du vaccin est de l’ordre de 70 %. Ce qui est très bien. Ce qui se passe cette année, c’est qu’une partie des souches du virus diffère depuis la composition vaccinale donnée par l’OMS en octobre. Aujourd’hui, on ne ne peut pas donner une mesure précise signifiant son taux d’efficacité », expliquait le professeur Vabret à Normandie-actu, en début de mois.