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La « Normandie », référence en matière de relations diplomatiques

La « Normandie » semble s’inviter définitivement dans les relations diplomatiques avec la Russie. L’expression fait suite à l’entrevue entre les leaders européens, lors du D-Day.

Vladimir Poutine, le 6 juin 2014, à Deauville, peu avant cette première réunion en Normandie. (Photo : Le Pays d'Auge)
Vladimir Poutine, le 6 juin 2014, à Deauville, peu avant cette première réunion en Normandie. (Photo : Le Pays d'Auge)

Ils étaient quatre autour d’une table. Angela Merkel, la chancelière allemande, François Hollande, le président français, Vladimir Poutine, son homologue russe et l’ukrainien; Piotr Porochenko, s’étaient réunis à Bénouville (Calvados), à l’occasion du 70e anniversaire du Débarquement de Normandie, en juin 2014. Les quatre leaders attendaient Barack Obama, au château de Bénouville, propriété du Conseil général du Calvados, et avaient improvisé une entrevue pour discuter de la situation en Ukraine.

Le « format Normandie », une référence

Un succès, selon les participants à cette réunion, organisée sur un coin de table. Depuis, le « format Normandie » s’est invité à plusieurs reprises dans les relations diplomatiques. Et dès lors qu’il faut aborder la question des relations entre Ukraine et Russie, c’est ce type de réunion qui est organisée. L’Express, qui décrypte ce format très particulier, le compare à Yalta, qui avait réuni Churchill, Roosevelt et Staline.

Le « format Normandie » est rentré dans le langage des relations diplomatiques.
Le « format Normandie » est rentré dans le langage des relations diplomatiques.

Après l’entrevue à Bénouville, c’est à Milan, en octobre 2014, que le « format Normandie » avait été organisé. À Minsk, le sommet de la dernière chance était, l’exécutif évoquait, une fois encore, le « format Normandie » pour qualifier cette entrevue entre les quatre leaders allemand, français, russe et ukrainien. Une expression qui s’applique également aux conférences téléphoniques organisées par les quatre exécutifs sur le dossier ukrainien. En Normandie comme au Quai d’Orsay, on croit dur comme fer que « les p’tits sillons produisent plus qu’les grands », conclue L’Express