
Ils ont 14, 15 et 16 ans et sont soupçonnés d’avoir mis le feu et dégradé une entreprise en liquidation judiciaire à Fécamp (Seine-Maritime), lundi 16 février 2015. Ce jour-là, vers 19h, un incendie s’était déclaré chez Global Plastics. Les vannes de plusieurs cuves avaient été ouvertes et la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) de Haute-Normandie, qui craignait une pollution dans la rivière voisine, avait effectué des analyses.
Identifiés grâce à Facebook
L’enquête a permis d’interpeller trois adolescents de Fécamp. Les mineurs se seraient vantés, sur le réseau social Facebook, d’avoir mis le feu au collège voisin de l’entreprise, le même jour. Deux d’entre eux ont été interpellés mercredi 18 février, dans l’après-midi. Le troisième a été interpellé jeudi 19.
Les constatations des policiers ont permis de confondre les trois jeunes : les enquêteurs avaient retrouvé, sur place, des empreintes de doigts, de pas, et de contact. Le jeune homme de 15 ans aurait reconnu « avoir utilisé des bombes de déodorant et un briquet pour allumer un feu dans l’entreprise », relate une source judiciaire.
Un risque de pollution écarté
Chez Global Plastics, les jeunes auraient aussi vidé quatre extincteurs à poudre sur le sol et ouvert les vannes des cuves. Provoquant, notamment, l’inquiétude des autorités :
Au cours des reconnaissances effectuées par les sapeurs-pompiers et les services municipaux, puis, ultérieurement, par un technicien du Syndicat des rivières, aucune émanation ni trace significative d’un quelconque produit toxique n’ont été repérées à l’extérieur du site, tant dans les réseaux d’assainissement que dans la rivière de Valmont », rassurait la Ville de Fécamp, mercredi 18 février 2015.
Dans le collège Jules-Ferry, les deux adolescents de 15 et 16 ans auraient escaladé le grillade d’enceinte. L’un d’eux aurait ensuite incendié une poubelle. L’incendie s’était propagé à l’établissement causant des dégâts sur le revêtement de façade et le bardage de la toiture.
Soupçonnés de vandalisme et de dégradations, les trois adolescents ont été présentés au tribunal pour enfants en vue d’une mise en examen devant un juge des enfants du Havre, jeudi 19 février 2015.