
L’étude menée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) pour le compte du ministère de la Santé présente un panorama de la santé des Français et des problèmes auxquels ils sont confrontés.
La Haute-Normandie se situe dans le wagon de queue de l’espérance de vie, en occupant la 22e place, alors que la Basse-Normandie est dans la moyenne (15e place), sur la totalité des régions françaises.
De plus, ces deux régions sont très mauvaises élèves au niveau de la mortalité prématurée. En Haute-Normandie, l’écart avec le reste de la France est de 18,3% (4e place) et pour la Basse-Normandie de 10,7% (6e place). On observe le même rang peu glorieux pour la mortalité évitable.
Les comportements à risque des jeunes
Divers facteurs expliquent ce mauvais état des lieux. D’abord, la Basse-Normandie se situe en 4e position concernant le tabagisme quotidien à l’âge de 17 ans ; la Haute-Normandie étant en 10e place.
« Les régions dont les niveaux sont supérieurs à la moyenne nationale ne présentent pas de véritable cohérence géographique, ainsi on retrouve quatre régions avec des niveaux plus élevés qu‟ailleurs : Midi-Pyrénées (34 %), PACA (34 %), Bretagne (36 %) et Basse-Normandie qui 125 présente la prévalence la plus élevée (39 %). »
Les jeunes Normands de 17 ans ne sont pas si nombreux à expérimenter les drogues illicites, en dehors du cannabis, mais atteignent quand même 14 % (Basse-Normandie) et 12 % (Haute-Normandie). Les deux régions se situent ainsi dans la moyenne par rapport aux autres.
Une bonne nouvelle : au niveau de l’alcool, les jeunes ne se démarquent pas spécialement. Sauf la Haute-Normandie, qui boit même moins que la moyenne nationale !
Outre ces comportements individuels, des facteurs liés à l’environnement, l’accès aux soins ou encore les conditions de travail peuvent jouer. Par exemple, dans la zone d’emploi de Rouen en 2010, pour les 34,2 millions d’heures rémunérées, on enregistre 1 663 arrêts de travail. Dans la zone de Caen, pour les 19 millions d’heures rémunérées, on observe 1 273 arrêts de travail. Ce qui place ces villes dans la moyenne haute.
Conséquences : la Basse et la Haute-Normandie sont des régions où le taux de mortalité du à l’insuffisance cardiaque et à la cardiopathie ischémique (troubles dus à une insuffisance en apport d’oxygène au muscle cardiaque) sont élevés.