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Abattoirs AIM en Normandie : 279 emplois supprimés

Les Abattoirs industriels de la Manche vont supprimer 279 emplois à Sainte-Cécile. L’annonce a été faite par le repreneur, Sofiprotéol, jeudi 19 février 2015. Explications.

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348 postes pourraient être supprimés dans les abattoirs AIM, en Normandie et en Bretagne. (Photo d'illustration)

L’annonce a été faite par le repreneur des Abattoirs industriels de la Manche (AIM), Sofiprotéol, jeudi 19 février 2015. Sur les 397 salariés que compte le site de découpe et de salaison, à Sainte-Cécile (Manche), seuls 118 postes sont conservés. La quasi-totalité des salariés a entamé une grève pour protester contre cette restructuration. Sur le site de Sainte-Cécile, c’est le choc.

On ne s’attendait pas à ça ! », s’exclame Freddy Balleroy, représentant syndical CGT. « On pensait que ce serait 70 ou 80 postes de supprimés, mais pas 279 ! Les gars sont en colère face à cette annonce inacceptable.

Les salariés en grève ont bloqué le site toute la journée et continueront leur mouvement, vendredi 20 février 2015. Une assemblée générale est prévue vendredi, à 10h30.

Des postes supprimés en Bretagne également

En Bretagne, sur le site d’Antrain (Ille-et-Vilaine), la colère gronde aussi. Le site est moins durement touché avec 69 postes supprimés. Plusieurs sociétés s’intéressent à ce site, notamment Fantou, une petite entreprise de boucherie-charcuterie.

Nous avons une assemblée générale ce vendredi. Je pense que l’on se mettra en grève également pour soutenir les collègues de la Manche », annonce Jean-François Monnereau, délégué CFDT à Antrain.

AIM, qui emploie près de 600 salariés en Normandie et en Bretagne, avait été placé en liquidation judiciaire le 6 janvier 2015. L’entreprise se disait en difficultés financières depuis 2012. À Noël, les salaires n’avaient pas pu être payés dans leur intégralité.

Le Département de la Manche inquiet

De son côté, Jean-François Le Grand, président du Conseil général de la Manche, est inquiet. Il l’a indiqué par communiqué, jeudi 19 février.

Le Conseil général de la Manche tient à rappeler que lorsqu’il y a un an et demi il est intervenu avec la Région Basse-Normandie pour reprendre l’immobilier d’AIM, c’était bien évidemment au profit de toute la filière : production, abattage, découpe, négoce et distribution. Il ne s’est jamais départi de cette attitude et reste très réservé quant à l’avenir d’AIM.

Et annonce que le Conseil général se retirera, si ces suppressions de postes sont avérées.

Nous avons créé ensemble une Société d’économie mixte (IMAGINE) qui ne pourrait intervenir que dans le cadre d’une reprise d’AIM garantissant l’emploi, les savoir-faire et l’ensemble de la filière. Tout autre dispositif retenu se fera sans aucune autre intervention des collectivités.