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Appel à la grève sur le port de Dieppe : la CGT dénonce le climat social

Le syndicat CGT du port de Dieppe accuse la direction de « harcèlement » envers certains agents du port. Il a déposé un préavis de grève pour le jeudi 19 février 2015.

Le syndicat de la CGT du Port de Dieppe se réunira le jeudi 19 février 2015, à 11h (© Les informations dieppoise)
Des militants du syndicat CGT du port de Dieppe (Seine-Maritime) se réuniront le jeudi 19 février 2015, à 11h. (©Les informations dieppoises)

Un préavis de grève a été déposé par le syndicat CGT du port de Dieppe (Seine-Maritime), pour le jeudi 19 février 2015 : il réclame la mise en place de « mesures d’urgence », en raison du « harcèlement d’agents » exercé par la direction. La grève est annoncée, jeudi 19 février 2015, de 11h à 12h. Le rassemblement s’effectuera devant le siège du Syndicat mixte du Port de Dieppe (SMPD), 24 quai du Carénage, à Dieppe.

« Harcèlement du personnel »

Dans un communiqué, la CGT accuse la direction du port de Dieppe de « harceler les agents », et demande ainsi  « l’arrêt immédiat du harcèlement, la mise en place de mesures d’urgence, un diagnostic immédiat des risques psychosociaux, et l’engagement de la collectivité sur une démarche suivie des risques psychosociaux des agents du SMPD ». Il serait question d’agents en larmes dans les services qui seraient intimidés.

La réponse de la direction

La direction du Syndicat mixte du port de Dieppe (établissement public) s’est dit « étonnée des accusations » portées par la CGT. « Nous n’avons pas reçu de demande de rencontre avec le syndicat CGT avant la grève annoncée ». La direction a également transmis un courrier officiel, validé par le président du port, le président de la Région Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol : « Il n’y a jamais eu de relances de la CGT sur la dégradation du climat social comme affirmé. Le dernier Comité Technique Paritaire, présidé en novembre par Nicolas Mayer-Rossignol, n’a en aucune manière fait état de difficultés graves liées au climat social. Aucune demande de rendez-vous avec la direction ou le président n’a été sollicitée avant le dépôt de ce préavis de grève, indique la direction à Normandie-actu. Lundi dernier, la direction travaillait encore avec les deux syndicats du port – CGT et SUD – sur la mise en place du Comité Technique et du Comité d’hygiène et de sécurité et des conditions de travail. L’après-midi c’était sur le Transmanche.

Un « strict respect du droit du travail »

Le Syndicat mixte du Port s’interroge également sur la date du préavis grève, annoncé pour le jeudi 17 février 2015 : « Pourquoi maintenant ? » s’est-elle étonnée à plusieurs reprises. Dans le courrier, elle a souhaité rappeler le « modèle social du port » qui appartient à la fonction publique territoriale, qui applique un « strict respect du droit du travail, des droits des agents…» :
« Depuis huit ans le SMPD fait la démonstration que le fonctionnement du port est exemplaire. Le SMPD avec la Région a ressuscité un port moribond. Le port préserve et crée des emplois. Beaucoup de nos concitoyens postulent d’ailleurs pour un emploi au port. Nous recrutons des ingénieurs maritimes, architectes, responsables d’exploitation… pour mettre en œuvre notre nouveau programme d’investissements de 60 millions d’euros. Toutes les évolutions des services du port ont été décidées à l’unanimité par le Comité syndical et dans le respect des procédures. Nous agissons dans le cadre des règles de la fonction publique territoriale et dans la concertation, avec des groupes de travail, les organisations syndicales CGT et SUD, le Comité Technique, lieu même de la concertation dans la fonction publique territorial ».