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A EELV, les partisans de l’autonomie privilégient le prisme de l’écologie

(fil-fax 12/02/15) Les militants d’Europe écologie les Verts (EELV) de Haute-Normandie seront présents aux élections départementales de mars avec des candidats dans 25 cantons (13 dans l’Eure et 12 en Seine-Maritime) mais dans des configurations politiques à géométrie variable. Ils … Lire la suite

(fil-fax 12/02/15)

Les militants d’Europe écologie les Verts (EELV) de Haute-Normandie seront présents aux élections départementales de mars avec des candidats dans 25 cantons (13 dans l’Eure et 12 en Seine-Maritime) mais dans des configurations politiques à géométrie variable. Ils seront « Autonomes » dans onze cantons de l’Eure et trois de la Seine-Maritime, ou formant des binômes en alliance avec le Front de gauche (FdG), Ensemble et Nouvelle Donne dans huit cantons de la Seine-Maritime, à Rouen, Canteleu et au Havre, et dans un canton de l’Eure, à Pont-de-l’Arche, avec le FdG. Dans trois cas, ils seront alliés à la gauche de gouvernement, aux Andelys et à Fécamp, avec le PS et au Neubourg avec le PRG.

Cette palette d’accords, même si elle est conforme à la tradition écologiste, n’en provoque pas moins des tensions au sein d’EELV entre partisans d’une autonomie et ceux qui ont constitué un “Rassemblement de la gauche combative, écologiste, solidaire et citoyenne“ avec le FdG notamment. Ces derniers veulent s’inspirer de l’exemple de Syrisa en Grèce pour donner « un nouveau souffle »  à la vie politique tout en dénonçant le « social libéralisme » du gouvernement socialiste.

Pour les partisans de l’autonomie, cette démarche brade un peu vite ce qui fait l’originalité d’EELV. « Le seul agenda, c’est celui de la transition écologique, rappelle Claude Taleb, vice-président du conseil régional de Haute-Normandie. Si on veut faire avancer les choses, on est tenu de convaincre les partenaires avec lesquels on agit ». Pas question de « se tromper : ici on ne fait pas le match des élections de 2017 » avec une arrière-pensée présidentielle car « la France, ce n’est pas la Grèce ». Pour l’instant, il s’agit « avant tout de porter une parole écologiste et citoyenne ».

Autonome, EELV bénéficie cependant du soutien de la jeune formation Nouvelle Donne dans les trois cantons du nord et de l’est de l’agglomération de Rouen, à Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume, Mesnil-Esnard, trois territoires urbains et périurbains où les écologistes trouvent matière à défendre leurs analyses sur la mobilité, les services de proximité, l’artificialisation des terres. On y aborde la question sociale « par le prisme de l’écologie ». Avec un morceau de choix, le projet routier de Contournement-Est qui coupe en deux le nouveau canton de Mesnil-Esnard. « On a trop dépensé de réflexion sur ce projet pour lequel on n’aura jamais l’argent. On y a stérilisé les meilleurs cerveaux de l’Etat », s’insurge Jean-Paul Thorez, candidat à Mesnil-Esnard. « Nous sommes des écologistes qui revendiquent le bon sens », appuie Annick Bonneau, candidate à Bois-Guillaume en binôme avec un candidat “citoyen“, ingénieur écologue de métier. Sur les trois cantons, ils sont plusieurs à exercer dans le secteur de l’environnement, de l’aménagement ou de l’agriculture, une spécialisation clairement présentée comme un atout.