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[Vidéo] Un pervers sexuel recherché près de Rouen : une lycéenne témoigne

Il sévirait depuis plusieurs semaines sur le plateau Est de Rouen : un pervers sexuel est recherché par la police et la gendarmerie. Le procureur incite chacun à la vigilance.

La gendarmerie et la police sont sur les traces d'un pervers sexuel qui sévirait depuis plusieurs semaines près de Rouen (Photo Hervé Pinson)
La gendarmerie et la police sont sur les traces d'un pervers sexuel qui sévirait depuis plusieurs semaines près de Rouen (Photo Hervé Pinson)

« Si l’on doit délivrer un message aujourd’hui, c’est celui d’une très grande prudence : il n’y a pas de certitude que l’on puisse faire le lien avec une seule et même personne », déclare le procureur de la République de Rouen, Jean-François Bonhert, à propos d’une affaire de pervers sexuel qui sévirait depuis plusieurs semaines sur le plateau Est de Rouen, (Seine-Maritime) et plus précisément aux abords du lycée Galilée de Franqueville-Saint-Pierre et du collège du Mesnil-Esnard. Toujours est-il que les gendarmes et la brigade de protection de la famille de la Sûreté départementale sont mobilisés pour identifier et interpeller l’agresseur, et qu’un dispositif est en place.

La lettre adressé aux élèves du lycée Galilée, envoyée par un lecteur de 76actu.
La lettre adressée aux élèves du lycée Galilée.

Signaler tous les faits à la police et aux gendarmes

Des attouchements, des exhibitions : ce sont, pour l’heure, les faits qui auraient été commis par la personne recherchée. Sur le secteur d’intervention qui relève de la compétence de la police, ce sont cinq à six faits qui ont été recensés, qui ont donné lieu à des plaintes et des mains courantes. « Les premiers faits ont eu lieu fin 2014, puis une période s’est déroulée sans qu’aucun signalement n’ait eu lieu », détaille à Normandie-actu le commandant Cyrille Robert, officier de communication de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP), qui indique, que, sur le terrain, des patrouilles ont lieu, effectuées par des équipages en civil, issus du groupe de voie publique et de la Brigade anti-criminalité. Le but étant évidemment de surprendre l’agresseur en flagrant délit.

Le témoignage d’une lycéenne :

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« On parle effectivement pour l’instant de pervers et il est important que chaque fait puisse être signalé très rapidement : c’est la condition pour que nous puissions intervenir et interpeller cet agresseur », insiste la compagnie de gendarmerie de Rouen. En d’autres termes, les adolescents qui se trouveraient face à ce pervers sont invités à composer le 17 pour alerter les secours. Les gendarmes, qui tiennent à se montrer discrets quant au dispositif mis en place, recommandent par ailleurs aux jeunes, « de ne pas rester isolés, dans des endroits sombres ».

Nous prenons évidemment cette affaire très au sérieux, mais il ne faut pas tomber dans la psychose : l’enquête est en cours, ce sont des faits que nous ne prenons pas à la légère. Nous avons d’ailleurs mené une campagne d’information dans les lycées notamment, avec les responsables des établissements », explique une source judiciaire.

Le profil de l’agresseur en cours d’élaboration

Tous les faits sont actuellement recensés de manière notamment à établir et analyser le profil de l’agresseur : la gendarmerie aurait d’ailleurs pu établir un portrait-robot. Pour sa part, le procureur insiste : il convient d’observer « une méfiance de principe dans les comportements ». Plus d’infos à venir sur Normandie-actu.