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Négociations autour du projet Guérin

Un document requestionne le projet de quartier Claudine-Guérin. Afin de prendre en compte à la fois les volets habitat et environnement du futur secteur, la Ville et la Métropole lancent une réflexion commune. Ce sont quelques taches bleues et roses sur une carte. Elles sont légendées « réservoirs et corridors silicicoles » et désignent des terrains sableux, issus de dépôts de la Seine, où poussent la callune, une fausse bruyère à fleurs roses, et des pelouses rases. « Huit hectares d’un seul tenant, c’est rarissime à l’échelle de la région, explique Julien Buchet, du conservatoire botanique de Rouen. Ils justifient pleinement leur classement en zone à préserver. »
Le conservatoire botanique a rédigé le rapport scientifique qui a servi à l’élaboration du Schéma régional de cohérence écologique (SRCE), le document qui, en l’état actuel, questionne le projet Claudine-Guérin et son potentiel de plusieurs milliers de nouveaux habitants sur la commune, à l’horizon 2030.
L’enjeu de ce rapport est réel. Il a en effet vocation à être intégré dans le Schéma de cohérence territoriale (Scot) qui planifie pour les vingt prochaines années le développement urbain à l’échelle de la métropole. La Ville examine donc de près les attendus de ce schéma de cohérence écologique afin de s’assurer qu’il ne mettra pas en cause « le projet urbain municipal dont Guérin est l’élément structurant », comme le pointe Corinne Colonnier, la responsable du foncier municipal.
Or, actuellement, le Scot stipule en toutes lettres que les réservoirs et les corridors (mais dans une moindre mesure pour ces derniers) sont « à protéger sur le long terme de toute ouverture à l’urbanisation ». Le document n’y autorise que des occupations « n’altérant pas leurs qualités ». Une situation non altérante qui ne l’a pas toujours été par le passé.
Le maire, Hubert Wulfranc, a adressé un courrier au président de la Métropole, Frédéric Sanchez, dans lequel, « sans remettre en cause […] les responsabilités bien comprises de chacun dans la préservation de la biodiversité », il relate une réunion avec la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) en octobre dernier. L’organisme avançait qu’il était possible de « maintenir les fonctionnalités » des réservoirs silicicoles sans impacter le projet de futur quartier.
En réponse, Françoise Guillotin, vice-présidente de la Métropole, assure elle aussi qu’il existe des « marges de manœuvre », notamment lors de la traduction de ces zones silicicoles à une échelle plus locale. Elle écrit au maire que l’objectif est maintenant « d’affiner les contours des réservoirs silicicoles, et si cela est possible de définir les corridors correspondants ». Elle affirme également que, « s’il n’est pas explicitement mentionné en tant que tel », le projet Guérin compte bien « parmi les sites d’urbanisation future ». « C’est un écrit constructif et relativement apaisant », a réagi le maire.
Tout n’est cependant pas encore joué. Plusieurs rounds de négociations et d’enquêtes publiques sont encore prévus avant l’adoption définitive du Scot, en juin prochain.

Un document requestionne le projet de quartier Claudine-Guérin. Afin de prendre en compte à la fois les volets habitat et environnement du futur secteur, la Ville et la Métropole lancent une réflexion commune. Ce sont quelques taches bleues et roses sur une carte. Elles sont légendées "réservoirs et corridors silicicoles" et désignent des terrains sableux, issus de dépôts de la Seine, où poussent la callune, une fausse bruyère à fleurs roses, et des pelouses rases. "Huit hectares d’un seul tenant, c’est rarissime à l’échelle de la région, explique Julien Buchet, du conservatoire botanique de Rouen. Ils justifient pleinement leur classement en zone à préserver."
Le conservatoire botanique a rédigé le rapport scientifique qui a servi à l’élaboration du Schéma régional de cohérence écologique (SRCE), le document qui, en l’état actuel, questionne le projet Claudine-Guérin et son potentiel de plusieurs milliers de nouveaux habitants sur la commune, à l’horizon 2030.
L’enjeu de ce rapport est réel. Il a en effet vocation à être intégré dans le Schéma de cohérence territoriale (Scot) qui planifie pour les vingt prochaines années le développement urbain à l’échelle de la métropole. La Ville examine donc de près les attendus de ce schéma de cohérence écologique afin de s’assurer qu’il ne mettra pas en cause "le projet urbain municipal dont Guérin est l’élément structurant", comme le pointe Corinne Colonnier, la responsable du foncier municipal.
Or, actuellement, le Scot stipule en toutes lettres que les réservoirs et les corridors (mais dans une moindre mesure pour ces derniers) sont "à protéger sur le long terme de toute ouverture à l’urbanisation". Le document n’y autorise que des occupations "n’altérant pas leurs qualités". Une situation non altérante qui ne l’a pas toujours été par le passé.
Le maire, Hubert Wulfranc, a adressé un courrier au président de la Métropole, Frédéric Sanchez, dans lequel, "sans remettre en cause […] les responsabilités bien comprises de chacun dans la préservation de la biodiversité", il relate une réunion avec la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) en octobre dernier. L’organisme avançait qu’il était possible de "maintenir les fonctionnalités" des réservoirs silicicoles sans impacter le projet de futur quartier.
En réponse, Françoise Guillotin, vice-présidente de la Métropole, assure elle aussi qu’il existe des "marges de manœuvre", notamment lors de la traduction de ces zones silicicoles à une échelle plus locale. Elle écrit au maire que l’objectif est maintenant "d’affiner les contours des réservoirs silicicoles, et si cela est possible de définir les corridors correspondants". Elle affirme également que, "s’il n’est pas explicitement mentionné en tant que tel", le projet Guérin compte bien "parmi les sites d’urbanisation future". "C’est un écrit constructif et relativement apaisant", a réagi le maire.
Tout n’est cependant pas encore joué. Plusieurs rounds de négociations et d’enquêtes publiques sont encore prévus avant l’adoption définitive du Scot, en juin prochain.