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Facteurs d’avenir ?

Une pétition des facteurs, soutenue
par la CGT, dénonce le projet de
déménagement du bureau de poste
du Madrillet et des problèmes récurrents
de distribution du courrier.
C’est sous la formule « Facteur
d’avenir » que la direction nationale
réorganise les tournées et les missions
des facteurs. Une réorganisation
invoquée pour parer à une baisse de
6 à 7 % chaque année, selon la
direction du courrier Haute-
Normandie, mais qui n’a pas empêché
que seize tournées réparties sur dix
quartiers stéphanais n’aient pas été
distribuées, entre le 26 décembre et le
3 janvier. « Nous sommes trop serrés
en personnels », déplore un facteur
syndiqué à la CGT. « Nous avons dû
faire face à des absences inopinées
en période de congés, se défend la
direction régionale. L’engagement de
La Poste est de ne jamais laisser une
tournée non distribuée deux jours de
suite, nous nous y sommes tenus. »
Au manque de facteurs, s’ajoutent
des temps de distribution qui
« débordent » ceux évalués par la
direction. « La direction minimise
les durées et fixe des objectifs non
réalisables », proteste le représentant
syndical. « Les temps sont calculés à
l’échelon national », botte en touche la
direction régionale…
Ces durées de distribution recalculées
servent d’argument à La Poste pour
rallonger les tournées. Cela s’appelle
la « sécabilité », un principe qui
consiste à répartir une tournée entre
différents facteurs. Au final, il y a
moins de facteurs que de tournées…
« Qu’on ait trois ou une seule lettre à
mettre dans la boîte, le geste reste le
même », plaide pourtant le facteur,
avant de conclure : « Nous savons que
les futures tournées seront ingérables
». Le facteur d’avenir a du souci
à se faire…

Une pétition des facteurs, soutenue
par la CGT, dénonce le projet de
déménagement du bureau de poste
du Madrillet et des problèmes récurrents
de distribution du courrier.
C’est sous la formule « Facteur
d’avenir » que la direction nationale
réorganise les tournées et les missions
des facteurs. Une réorganisation
invoquée pour parer à une baisse de
6 à 7 % chaque année, selon la
direction du courrier Haute-
Normandie, mais qui n’a pas empêché
que seize tournées réparties sur dix
quartiers stéphanais n’aient pas été
distribuées, entre le 26 décembre et le
3 janvier. « Nous sommes trop serrés
en personnels », déplore un facteur
syndiqué à la CGT. « Nous avons dû
faire face à des absences inopinées
en période de congés, se défend la
direction régionale. L’engagement de
La Poste est de ne jamais laisser une
tournée non distribuée deux jours de
suite, nous nous y sommes tenus. »
Au manque de facteurs, s’ajoutent
des temps de distribution qui
« débordent » ceux évalués par la
direction. « La direction minimise
les durées et fixe des objectifs non
réalisables », proteste le représentant
syndical. « Les temps sont calculés à
l’échelon national », botte en touche la
direction régionale…
Ces durées de distribution recalculées
servent d’argument à La Poste pour
rallonger les tournées. Cela s’appelle
la « sécabilité », un principe qui
consiste à répartir une tournée entre
différents facteurs. Au final, il y a
moins de facteurs que de tournées…
« Qu’on ait trois ou une seule lettre à
mettre dans la boîte, le geste reste le
même », plaide pourtant le facteur,
avant de conclure : « Nous savons que
les futures tournées seront ingérables
». Le facteur d’avenir a du souci
à se faire…