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L’esthétique mais pas toc

Andréa Hue est psychosocio-esthéticienne. Sans artifice et du bout des doigts, elle parvient à réparer aussi bien les corps que les âmes. Tandis que certaines esthéticiennes se limitent à dissimuler les effets du temps sur les visages, voire à flatter les ego, Andréa Hue refuse de s’en tenir aux apparences. Le sens profond de son activité tient aux deux préfixes qu’elle associe à son titre avec une approche qui se veut à la fois psychologique et sociale. « L’esthétique demeure un outil pour approcher les personnes, un moyen de les amener à se livrer. Le toucher permet de se connecter à la conscience de chacun », explique-t-elle. Dans tous les cas, il n’est pas question d’en rester à la surface des choses et des êtres. « Les personnes auprès desquelles j’interviens ont souvent du mal à gérer l’image qu’elles renvoient aux autres. Que ce soient des personnes âgées, des femmes battues, des personnes en situations de handicap ou plus largement des hommes et des femmes qui connaissent une très grande précarité et qui se sentent totalement exclus; ils ont tous besoin de retrouver leur identité et de reprendre confiance en eux. »
Les laits, les lotions, les crèmes, les huiles essentielles et les CD de musique douce qu’Andréa Hue emmène partout avec elle ne sont donc pas là pour masquer la réalité mais bien plutôt pour la faire émerger. « Je leur montre comment se servir de ces produits. J’essaye de leur donner les moyens de prendre soin d’eux. Et puis si la personne l’accepte, je me charge moi-même du soin. Le contact physique n’est pas une évidence pour tout le monde. Pourtant, pour les plus isolés, le toucher ravive le sentiment d’exister. »
Andréa Hue croit aux énergies. Pour les faire circuler, elle use aussi bien du modelage des visages que des mains ou parfois d’un simple geste « enrobant ». « Une caresse suffit parfois. » Et puis, il y a aussi tout ce qui passe par le regard et par la parole. « Rompre la solitude, ça consiste d’abord à rompre le silence. Nous avons tous besoin d’être écoutés. Et la dimension sociale de mon métier revient justement à entretenir et à restaurer des liens avec le monde extérieur. »
La psychosocio-esthétique aurait donc vocation à rendre les gens plus heureux et à les aider à retrouver leur place dans un monde où la source de la douceur a parfois tendance à se tarir. Andréa Hue le confirme, elle qui a décidé de s’épanouir dans ce métier, à plus de 50 ans et après avoir passé plus de vingt ans dans un laboratoire pharmaceutique. Aujourd’hui, les uniques remèdes qu’elle prescrit lui « viennent du cœur ».

Andréa Hue est psychosocio-esthéticienne. Sans artifice et du bout des doigts, elle parvient à réparer aussi bien les corps que les âmes. Tandis que certaines esthéticiennes se limitent à dissimuler les effets du temps sur les visages, voire à flatter les ego, Andréa Hue refuse de s’en tenir aux apparences. Le sens profond de son activité tient aux deux préfixes qu’elle associe à son titre avec une approche qui se veut à la fois psychologique et sociale. "L’esthétique demeure un outil pour approcher les personnes, un moyen de les amener à se livrer. Le toucher permet de se connecter à la conscience de chacun", explique-t-elle. Dans tous les cas, il n’est pas question d’en rester à la surface des choses et des êtres. "Les personnes auprès desquelles j’interviens ont souvent du mal à gérer l’image qu’elles renvoient aux autres. Que ce soient des personnes âgées, des femmes battues, des personnes en situations de handicap ou plus largement des hommes et des femmes qui connaissent une très grande précarité et qui se sentent totalement exclus; ils ont tous besoin de retrouver leur identité et de reprendre confiance en eux."
Les laits, les lotions, les crèmes, les huiles essentielles et les CD de musique douce qu’Andréa Hue emmène partout avec elle ne sont donc pas là pour masquer la réalité mais bien plutôt pour la faire émerger. "Je leur montre comment se servir de ces produits. J’essaye de leur donner les moyens de prendre soin d’eux. Et puis si la personne l’accepte, je me charge moi-même du soin. Le contact physique n’est pas une évidence pour tout le monde. Pourtant, pour les plus isolés, le toucher ravive le sentiment d’exister."
Andréa Hue croit aux énergies. Pour les faire circuler, elle use aussi bien du modelage des visages que des mains ou parfois d’un simple geste "enrobant". "Une caresse suffit parfois." Et puis, il y a aussi tout ce qui passe par le regard et par la parole. "Rompre la solitude, ça consiste d’abord à rompre le silence. Nous avons tous besoin d’être écoutés. Et la dimension sociale de mon métier revient justement à entretenir et à restaurer des liens avec le monde extérieur."
La psychosocio-esthétique aurait donc vocation à rendre les gens plus heureux et à les aider à retrouver leur place dans un monde où la source de la douceur a parfois tendance à se tarir. Andréa Hue le confirme, elle qui a décidé de s’épanouir dans ce métier, à plus de 50 ans et après avoir passé plus de vingt ans dans un laboratoire pharmaceutique. Aujourd’hui, les uniques remèdes qu’elle prescrit lui "viennent du cœur".